PROTOCOLE DE MEMOIRE        INDEX DE MEMOIRES        CHOIX DE THEMES

BUTS ET METHODES

Réflexion personnelle :

Attention ! Le mémoire professionnel (réflexion, rédaction, soutenance) n’est ni un exercice de style, ni un compte-rendu de stage, ni une thèse d’Etat, ni une succession de fiches pédagogiques.

Par contre, il se doit de poser une ou plusieurs questions pédagogiques de fond (appelées " problématique ") ciblées le plus finement. Cette question fondamentale ne peut trouver de réponse immédiate [sans quoi le mémoire n’existerait pas] : une stratégie est alors à mettre en place pour tenter de " suivre des pistes ", les commenter, les remettre en cause, etc. Il s’agit à la fois de baser ses recherches sur des lectures, sur l’élaboration de séquences à mettre en place dans une ou plusieurs classes choisies (stage filé, stage en reponsabilité, stages professionnels), sur le visionnement et l’analyse de séquences vidéo.

Pour oeuvrer efficacement, il est utile d’être doté de qualités d’organisation : savoir délimiter des moments-clés, des dates butoir, avoir un organigramme des tâches à accomplir dans le temps (voir plus loin la documentation sur le mémoire). Trois urgences s’imposent :

  • délimiter très clairement son sujet et la problématique : je suggère au plus tard au retour du premier stage. Et il ne sera alors plus possible d’en changer (perte de temps et d’énergie).

  • lire les ouvrages didactiques prioritaires, et ceux se rapportant au thème choisi.

  • trouver une ou plusieurs classes d'accueil (une dizaine de séquences sera à prévoir). Commencer à préparer des fiches de séquence, et les réaliser.

  • A partir de septembre 2006, il devient obligatoire d'enregistrer une ou plusieurs séquences faites en classe. Ces séquences devront être intégrées au mémoire sous forme de CD ou DVD.

A partir de décembre-janvier, il est possible d’avoir une idée du plan du mémoire. La rédaction commencera à partir de janvier-février et sera finie au plus tard avant le stage terminal. Ainsi, tout est mis en œuvre pour ne pas faillir ou déraper au dernier moment. Attention : cette épreuve professionnelle n’est pas " formelle " : chaque année, des personnes mal informées se retrouvent non validées car la rédaction a été réalisée en catastrophe au dernier moment, sans même se donner la peine d'assister aux réunions programmées par leur tuteur...

 

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Mémoires tutorés par Bernard Leuthereau au centre de Cergy. IUFM de Versailles (année 2008-2009) :

Calendrier contractuel des rencontres collectives :

Il existe un "contrat moral réciproque" entre le tuteur de mémoire et le collègue PE2. Le tuteur s'engage à conduire avec sérieux et efficacité le PE2 dans ses démarches et recherches. Le collègue PE2 s'engage à assister à toutes les réunions collectives de mémoire (programmées ci-dessous) et à rencontrer individuellement le tuteur au moins une fois par mois entre octobre et mai, pour l'informer de l'avancée de son mémoire, solliciter ses conseils, etc. En cas de manquement(s) à ce contrat, les deux "parties" ne seraient plus liées.

Mardi 30/9 16 h 30 à 17 h.. Explication des objectifs du mémoire et mise en place de son organisation générale, détaillée et précisée en termes de dates fermes.

Lundi 10/11 17 h 30 à 18 h 30. La problématique est ferme, les termes du sujet finement explicités. Affinement bibliographique en fonction du sujet choisi. Débat sur les idées pédagogiques de DELALANDE et LAMORTHE (2 livres à avoir lu : la 1/2 du groupe lit "La musique est un jeu d'enfant" de F. Delalande, l'autre moitié lit "Enseigner la musique à l'école" de I. Lamorthe.

Lundi 15/12 17 h 30 à 18 h 30. Etude d'un mémoire ("Enseigner la musique à l'école primaire lorsqu'on n'est pas spécialiste"/ Eloïse BIRIOTTI. 2006-2007), à télécharger sur mon site. Part de la théorie, de la pratique,  place es citations, des expériences personnelles. Questions en suspens + remise d'une ébauche de plan de mémoire.

Lundi 12/1. 17 h 30 à 18 h 30. Les travaux et réalisations d'enfants, leur place dans le mémoire. L'importance des enregistrements (son, image) comme  outils d'évaluation de l'acte d'enseignement.

Lundi 9/2. 17 h 30 à 18 h 30. Remise des fiches de séquence réalisées. Présentation individuelle de l'avancée de chaque mémoire, avec les éléments observés, les problèmes rencontrés, etc.

Lundi 16 Mars 17 h 30 à 18 h 30. Normes du mémoire ; citations, pagination, mise en page, interlignage, annexes, etc. Remise du plan définitif et début de rédaction.

Lundi 4 Mai. (au plus tard) : Tous les mémoires doivent m'être remis personnellement, sous forme de document écrit ou internet, au format Word. Je les lis pour la semaine suivante... Si les délais ne sont pas respectés, je ne lirai pas les mémoires.

Lundi 11 Mai 17 h 30 à 18 h. Préparation de la soutenance (précision des attentes, des éléments évalués). Je rends individuellement, aux personnes m'ayant remis leurs travaux dans les délais, un listing de questions susceptibles d'être posées, eu égard au mémoire présenté.

Remise des mémoires à l'administration : 11 mai. Soutenance : du 25 au 30 mai.

Ne pas oublier que chaque mémoire doit obligatoirement annexer des documents audio et/ou vidéo. Ces documents peuvent "asseoir" l'exposé individuel.

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Les textes officiels


L’élaboration et la soutenance du mémoire professionnel constituent l’un des volets de la validation de la formation professionnelle du futur enseignant. Le mémoire est l’un des lieux où se mettent en œuvre " en interaction progressive toutes les dimensions de la formation professionnelle ". (circulaire du 2 juillet 1991).

Le mémoire professionnel doit permettre de vérifier les capacités du futur professeur à :

  • identifier un problème ou une question concernant les pratiques professionnelles d’enseignant ;

  • analyser ce problème et proposer des pistes de réflexion ou d’action en se référant aux travaux existant dans ce domaine (circulaire du 2 aôut 1991).

Il se situe donc à l’articulation entre l’expérience effective dans les classes, dans les établissements et la formation.

La validation du mémoire se réalise sur deux éléments : la soutenance de ce mémoire d’une part, le mémoire écrit d’autre part.

 

La soutenance

Au préalable, le mémoire écrit est examiné par une commission composée de deux personnes au moins dont obligatoirement :

un formateur du 1er degré PIUFM

le tuteur de mémoire

et un autre formateur IMF-IEN-Universitaire.

conditions de déroulement de la soutenance :

la soutenance dure 40 minutes (délibération du jury non comprise).

le professeur stagiaire faut un exposé de 20 minutes et répond ensuite aux membres de la commission (20 minutes).

l’exposé du stagiaire :

Il ne s’agit en aucune façon pour le stagiaire de redire ce qu’il a écrit ou de le paraphraser. Le stagiaire s’attachera à :

énoncer l’origine du problème posé ou de la question traitée ;

dessiner les grandes lignes de la démarche pratique de résolution de ce problème ;

fournir un aperçu des limites de ce choix, des questions qu’il a pu faire surgir et à proposer une analyse critique ;

conclure dans une perspective de pratique professionnelle plus large.

 

Ensemble des capacités évaluées par les membres de la Commission

Cette évaluation porte à la fois sur le mémoire écrit et sur la soutenance.

le mémoire écrit

On s’attachera à évaluer les capacités suivantes :

Capacité à identifier et préciser le sujet d’études : à la fois dans le domaine conceptuel et dans le champ des pratiques professionnelles. Le problème est posé avec précision. Les termes utilisés sont clairs et les enjeux professionnels indiqués.

Capacité à analyser les situations professionnelles : non par un simple récit ou témoignage mais bien la référence à des dimensions du travail professionnel (conduites de séquences avec les moyens et les outils, solutions tentées pour traiter la question ou le poblème)

Capacité critique : argumentation, repérage des limites de validité du travail, quelle que soit l’issue de la mise en œuvre (réussite ou échec), pertinence du questionnement et de l’analyse de la situation par rapport à la pratique de l’enseignant ; cohérence entre question et réponse pragmatique.

Capacités méthodologiques : table des matières ou sommaire paginé, plan explicite et ordonné, adaptation de ce dernier au sujet d’étude, résumé en tête de mémoire.

Capacités documentaires : présence d’une bibliographie réduite, ciblée, utilisée et justifiée ; relation corps du texte et annexes ; toute citation directe ou indirecte doit être référencée.

Capacité de présentation formelle : respect des normes orthographiques, syntaxiques, de mise en page, de présentation et de volume.

 

la soutenance

La soutenance permettra de vérifier un certain nombre de capacités énoncées ci-dessus, plus des capacités liées à l’exercice propre de soutenance, à savoir :

capacité à présenter de façon synthétique la problématique et les axes de recherches du mémoire.

capacité à raisonner sur sa propre pratique dans une situation de dialogue : réponse et prise de parole argumentée, aptitude à s’auto-évaluer en intégrant les critiques et remarques des membres de la commission.

capacités de communication ; aisance orale, clarté du discours, réponses adaptées aux questions posées par les membres de la commission, degré d’implication.

 

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